voici le tract qui a été ou sera distribué très prochianement
POURQUOI DES NEGOCIATIONS ?
Tout d’abord, nos sections syndicales concernées nous ont mandatés pour le faire. Nous voulons aussi porter la voix des salariés qui, aujourd’hui, souhaitent entrer en négociation.
Il faut vous dire la vérité, la direction est déterminée, elle ne retirera pas son projet. Comme beaucoup d’entreprises elle a attendu l’issue de l’élection présidentielle pour le lancer. Elle est dans un environnement favorable avec un MEDEF décomplexé. Au milieu, des licenciements et des délocalisations, que pèse un transfert d’activité ? (aucune perte d’emploi). Les politiques de tous bords même s’ils témoignent de leur commisération envers les collaborateurs ne voudront ou ne pourront l’empêcher. Certains politiques nous ont fait savoir qu’ils ne feraient pas d’ingérence dans la gestion d’une entreprise privée mais qu’en revanche qu’ils contacteraient notre direction pour soutenir nos négociations.
Quant aux médias c’est l’autre face d’une même médaille, pour faire la une ou le 20 heures il faut que la situation soit catastrophique à leurs yeux.
Sur le terrain juridique, le CCE fait son travail pour faire dire le droit tant au niveau du délit d’entrave et que pour le droit d’alerte. Une organisation syndicale a décidé de son côté de faire appliquer la méthodologie de l’accord GPEC au niveau judiciaire. Nos juristes considèrent que le sujet est trop récent et qu’aucune jurisprudence n’existe en la matière Nous avons décidé de ne pas suivre afin de ne pas prendre en otages les salariés. Car l’objectif est de retarder, mais sans certitude de retirer le projet et nous courons le risque de ne plus négocier un accord favorable pour eux.
La direction a reçu les six organisations syndicales et a réitéré sa ferme intention d’aller au terme de son projet d’externalisation. Elle reste cependant ouverte à des négociations
En revanche, plus le temps passe et plus cette ouverture s’éloignera. C’est un chantage !
Mais devons-nous être sourds à cette possibilité ?
Aujourd’hui, Nous estimons que notre devoir et notre responsabilité sont d’apporter cette alternative susceptible d’amoindrir le choc ressenti par les collaborateurs.
Les actions sur le terrain et les actions juridiques doivent servir à maintenir la pression pour appuyer des négociations.
En ce qui nous concerne, les bases de négociation sont très fermes.
· Pour les collaborateurs qui accepterons de suivre. Le maintien de leur emploi pendant trois ans à niveau de rémunération identique et non une vague promesse de maintenir l’activité sur le bassin d’emploi.
· Pour ceux qui ne souhaitent pas suivre, avoir la possibilité de bénéficier d’un plan de départ volontaire généreux pour rebondir selon son choix (au moins à la hauteur de celui signé lors de
la fusion Cegetel-Neuf
).
POUR VOTRE INFORMATION : si dans une externalisation, il est impossible de licencier les salariés, il est tout à fait envisageable (et c’est pratique courante) de mettre en place un plan de départ volontaire. Des dispositions similaires ont d’ailleurs accompagné les salariés de Cegetel vers neuf. Ces dispositions ne peuvent être pérennes que si elles sont négociées aujourd’hui avec SFR et incluses dans le contrat commercial qui liera SFR et les futurs repreneurs.
Nos adresses Mail : dsccfecgc@fr.sfr.com et dscfo@fr.sfr.com